Services de santé Alberta : le vérificateur général contredit des pratiques de la province
Le vérificateur général de l'Alberta contredit l'affirmation du gouvernement provincial selon laquelle il est normal que des avocats participent à ses enquêtes. Mercredi, certains membres du personnel du ministère de la Santé ont reçu un courriel que CBC/Radio-Canada a obtenu — qui leur disait de rediriger les membres du bureau du vérificateur général vers le conseiller juridique du gouvernement s'ils étaient contactés dans le cadre de l'enquête sur les pratiques d'approvisionnement du gouvernement en matière de soins de santé. Le courriel contenait un exemple de la manière dont le personnel pouvait répondre à une demande du bureau du vérificateur. L’exemple désigne l'avocat comme personne-ressource pour coordonner les entretiens. De nombreuses enquêtes ont été ouvertes depuis que l'ancienne présidente-directrice générale de Services de santé Alberta (AHS), Athana Mentzelopoulos, a intenté une action en justice de 1,7 million de dollars contre son ex-employeur et la ministre de la Santé, Adriana LaGrange. La ministre de la Santé, Adriana LaGrange (à gauche) et Athana Mentzelopoulos, qui avait été embauchée en tant que PDG de Services de santé Alberta en décembre 2023. Photo : Radio-Canada / Maxime Lamache Le vérificateur général de l’Alberta Doug Wylie a annoncé publiquement son enquête en février, avant que Mme Mentzelopoulos n'intente son action en justice. Doug Wylie a déclaré que les parties concernées avaient été informées de l'enquête le 31 janvier. L'enquête de M. Wylie porte notamment sur les pratiques du gouvernement en matière d'achat d'installations chirurgicales affrétées, de médicaments — ibuprofène ou acétaminophène — et d'équipement de protection individuelle contre la COVID-19. Elle doit aussi examiner l'efficacité des processus de gestion et de contrôle, y compris la gouvernance et la surveillance. Le gouvernement de l'Alberta, y compris la première ministre Danielle Smith, a déjà déclaré prendre au sérieux les allégations d'ingérence politique et de conflits d'intérêts formulées par M. Mentzelopoulos, et qu'il ferait preuve de transparence à l'égard de l'équipe de M. Wylie parce qu'il souhaitait remédier à tout acte répréhensible. Le ministre de la Justice, Mickey Amery, a réitéré la position du gouvernement lors de la période de questions jeudi. Doug Wylie lors d'une conférence de presse. (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / JASON FRANSON L'opposition néo-démocrate, qui accuse depuis des mois le Parti conservateur uni au pouvoir de dissimuler les faits, a insisté sur le courriel envoyé au personnel du ministère de la Santé, affirmant qu'il s'agit d'un ordre de bâillonnement. Un porte-parole du bureau de Mme LaGrange a indiqué que la présence d'un avocat ou d'un cadre supérieur du ministère lors des entretiens avec le bureau du vérificateur général est une Le personnel syndiqué peut également demander une représentation syndicale, a ajouté le porte-parole. Les instructions contenues dans le courriel envoyé constituent Schneider, du bureau du vérificateur général, nie cette affirmation. L’envoi de ce courriel a surpris Wylie, et le bureau prévoit clarifier la raison de son envoi, a déclaré Schneider. Le ministère de la Santé a communiqué plus de 13 000 documents au bureau de M. Wylie et a pleinement coopéré à toutes les demandes, a déclaré le porte-parole du bureau de Mme LaGrange. Le recours à l'avocat vise à coordonner les entretiens, à gérer la collecte des documents et à aider le bureau de M. Wylie dans son enquête, aux yeux du ministère. Danielle Smith, première ministre conservatrice de l'Alberta. (Photo d'archives) Photo : Reuters / Todd Korol La première ministre s'est fait l'écho de ces propos samedi. Lors de l’émission radio diffusée sur 880 CHED, elle a déclaré que l'avocat serait un point de contact unique afin de rendre la procédure plus efficace. Danielle Smith a également demandé au ministre de la Justice de prendre contact avec M. Wylie pour voir si le gouvernement peut résoudre les erreurs commises ou l'aider à résoudre les problèmes qu'il pourrait rencontrer. Jeudi, le chef du NPD de l'Alberta, Naheed Nenshi, a de nouveau demandé une enquête publique. D’après des informations de Nicholas Frew. Nous n'étions pas au courant de cette action proposée et nous ne l'avons pas approuvée. Il ne s'agit pas d'une pratique courante que notre bureau rencontre habituellement dans le cadre de son travail
, a déclaré Cheryl Schneider, porte-parole du bureau du vérificateur général, dans un courriel envoyé vendredi.

pratique courante
, car elle garantit l'équité de la procédure et aide les fonctionnaires à comprendre leurs droits, leurs obligations et l'étendue de leur participation à l'enquête
.la procédure standard
lors de telles enquêtes, maintient le ministère de la Santé, ajoutant que le bureau de M. Wylie était au courant — et a approuvé — la coordination des demandes d'entretien et de documentation par l'intermédiaire du conseiller juridique.Il ne s'agit pas d'entraver l'enquête
, soutient ce dernier. 
Nous voulons être en mesure de faciliter l'accès, de faciliter le transfert de documents et de lui donner tout ce dont il a besoin
, a déclaré Mme Smith.
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